SNES-FSU PARIS

Section Académique de PARIS

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La permanence est ouverte du lundi au vendredi midi de 10h à 12h et de 14h à 17h

AESH

Nous joindre au S3

Virginie CASSAND
Accompagnante d’élèves en situation de handicap
SNES-FSU Paris

Permanence téléphonique tous les mardis de 14h à 17h:
01 41 24 80 52

ou par mail :

aesh@paris.snes.edu


Bulletin d'adhésion 2019-2020


Pass Éducation


Il vous permet de bénéficier de la gratuité dans les musées et monuments nationaux. Il faut le demander au chef d’établissement.

Les AESH sous contrat de droit public y ont droit, les CUI AVS aussi !



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à aesh@paris.snes.edu

Fiche de contact


Rassemblement AESH du mercredi 20 novembre

le tract de l'intersyndicale


La rentrée « au fil de l’eau » !

Pourquoi de nombreux accompagnants d’élèves en situation de handicap n’étaient-ils pas en poste au 01/09/2019 ? La réponse se trouve dans l’incapacité du ministère de l’Education nationale à appliquer le principe d’anticipation ; principe non assimilé depuis 2005, année de la prise en charge, par ce ministère, de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

En effet, à chaque rentrée, les renouvellements de contrats ne sont jamais finis et cette rentrée n’a pas fait exception, mais a eu une amplification jamais égalée car le ministère a publié le 05/06/2019 (Circulaires n° 2019-090 du 5-6-2019 et n° 2019-088 du 5-6-2019), deux circulaires, l’une pourtant sur la rentrée 2019-école inclusive et l’autre sur la gestion des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ces deux textes instituent, en autre, l’appartenance des accompagnants à la communauté éducative, la création d’un service public de l’école inclusive, la mise en place des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés (PIAL), l’établissement de contrats de travail sur 41 semaines au lieu de 39 et le renouvellement des contrats aidés en contrat de droit public.

Outre la pérennisation de cette condition d’attente de renouvellement des contrats et l’angoisse qui l’accompagne tous les ans, l'insoutenabilité de cette situation a été, pour les collègues, anciennement en contrat aidé, la réception d’un recommandé les avisant du non-renouvellement de leur contrat, sans préciser qu’elles/ils seraient appelé(e)s ultérieurement pour signer un contrat de droit public ! Serait-ce trop demandé à l’institution de respecter son personnel en évitant de le laisser dans l’errance quant à son devenir professionnel ? Le ministère saura-t-il un jour nous montrer autre chose que du mépris ? ! En plus de l’absence de signature de contrat, l’ignorance du lieu d’affectation confirme le mépris de l’institution pour les agents et renforce leur précarité. Ce n'est qu’à la veille de la rentrée scolaire que 2000 envois d’affectations ont été effectués à destination des messageries personnelles des collègues et c’est ainsi que, le 2/09/2019 à 8h30, muni(e)s de leur affectation, les accompagnant(e)s se sont rendu(e) dans les établissements scolaires afin de signer leurs procès-verbaux d'installation (PVI). Or, ces derniers ne sont parvenus dans les messageries des établissements que vers dix heures !

Conséquence : les coordinations, submergées d’appels téléphoniques des établissements et des accompagnant(e)s, étaient dans l’incapacité de fournir ces documents. De plus, des établissements désignés comme PIAL semblaient ne pas être informés des nouvelles compétences qui leur incombaient depuis le 05/06/2019, à savoir l'affectation des accompagnants auprès des élèves et, de ce fait, ont renvoyé les accompagnants vers les coordinations ! Ou encore, sans nom d'élèves inscrits sur la feuille d'affection des accompagnant(e)s, les établissements les ont redirigé(e)s vers les coordinations où elles/ils ont obtenu l'information demandée.

Pendant une quinzaine de jours, de nombreux accompagnant(e)s étaient toujours dans l'attente du renouvellement de leur contrat. C’est la raison pour laquelle, deux longues files d’attente se formaient tous les matins devant le rectorat, l’une composée d’accompagnant(e)s pour signer leur contrat, l’autre comprenant des parents en quête d’un(e) accompagnant(e) pour leur enfant. En outre, trois semaines après la rentrée, les accompagnant(e)s dont les contrats courent toujours sont dans l'attente d’un avenant stipulant une durée de service de 41 semaines au lieu de 39.

Qu’a fait le ministère, entre le 05/06 et le 02/09/2019, pour préparer la rentrée ? La réponse nous a été donnée lors de la Commission Consultative Paritaire (CCP) des AED et AESH du 19/09/2019, lorsque les inspecteurs ASH du Service Public de l’Ecole inclusive ont en toute décomplexion affirmé aux représentants des personnels que tout se faisait « au fil de l’eau » !!!!

Le mépris reste donc la composante intrinsèque de la relation entretenue par le rectorat avec les accompagnants d’élèves en situation de handicap !!!

Le SNES-FSU continuera de combattre la maltraitance institutionnelle subie par les accompagnants d’élèves en situation de handicap !


AESH : dans l’œil du cyclone de la loi Blanquer

(extrait du Psi n°416)

La loi Blanquer n’a pas oublié les ULIS, les élèves en situation de handicap et les personnels qui y interviennent, tout du moins en apparence... En effet, l’article 5 crée les PIAL (Pôles inclusifs d’ac-compagnement localisé): « Ces pôles coordonne-ront les moyens humains dédiés à l’accompagne-ment des élèves en situation de handicap au sein des écoles et établissements de l’enseignement public et privé sous contrat». Ces structures sont expérimentées depuis septembre 2018 mais à ce jour n’ont fait l’objet d’aucune évaluation.En légi-timant réglementairement ces structuresdans la loi, le ministère en a peaufiné les contours : les parents pourront bénéficier d’une rencontre avec le/les professeur/s et l’AESH (Accompagnant d’Elèves en Situation de Handicap) qui prendra en charge leur enfant ; les contrats des AESH passe-ront à 3 ans renouvelables une fois ; le bâti sco-laire doit respecter des normes d’accessibilité ; de la formation est prévue pour les personnels. Pour autant rien sur l’affectation scolaire des élèves dès le 30 juin, rien sur la création d’un réelstatut des AESH et rien sur la réduction des effec-tifs pour les classes qui accueillent ses élèves en situation de handicap. De plus,le ministère entend prendre la main sur lagestion des AESH, qui lui échappait jusque-là, puisque la reconnaissance et l’es-timation du besoind'un accom-pagnateur était décidée par les MDPH sur rapport des personnels de santé.Désormais ce seraient les PIAL qui seraient chargés de leur recrutementet de leur répar-tition face aux élèves. Le SNES-FSU dénonce une logique comp-table et la destruction du projet d'école inclusive. Ainsi la gestion des AESH ne se fera plus sur la base des besoins desélèves mais sur celle des éta-blissements. Chaque établisse-ment, ou groupe d'établisse-ments, aura un volume d'emplois qu'il affectera selon les besoins. La réalisation du projet personnel de scolarisation (PPS) sera aussi transférée de la MDPH à une équipe éducative non formée au diagnostic. L'objectif réel est de limiter les affectations personnelles des AESH au profit d'affectations collectives, c’est-à-dire de réduire le nombre des AESH-i (individuel) qui ne s’occupent que d’un enfant aux profits d’AESH-co (collectif) qui s’occupent de deux voire trois élèves en même temps dans uneou plusieurs classes. L’accompagnement mutualisé devient la norme, l’accompagnement individualisé l’excep-tion. Il s’agit clairement d’une manœuvre denotre mi-nistre, qui fait «d’une pierre deux coups»: en feignant de réglerle problème de recrutement des AESH, il assuredes économies d’échellesur le dos de l’école inclusive. Le PIAL n’est pas une ré-ponse à la demande de revalorisation du métier d’AESH ni à celle de l’amélioration du suivi des élèves que nous portons. Au contraire, il contri-buerait à rendre inefficace les ULIS au sein des établissements et risquerait d’accroîtrela charge de travail des enseignants les accueillant. C’est pourquoi le SNES-FSU s’oppose à la loi pour «l’école de la confiance», il revendique une sta-tut de fonctionnaire et une revalorisation salariale immédiate.

Hausse de la CSG pour les AED/AESH enfin indemnisée ! Nouvelle victoire du SNES-FSU !

L'article ici


AED et AESH : indemnité compensatrice de la CSG.

(jeudi 7 février 2019)

Le Comité technique ministériel du 30 janvier 2019 a enfin reconnu que tous les AED et AESH qui étaient en poste avant le 1er septembre 2018 devaient percevoir cette indemnité (de 7 à 18 euros mensuels) avec effet rétroactif depuis le 1er janvier 2018. En effet, le renouvellement des contrats est une reconduction et non un nouveau contrat, preuve en est que vous n’avez pas de période d’essai lors d’un renouvellement et que votre ancienneté de service se cumule sauf si vous avez une interruption de plus de 4 mois d’activité (pour les AESH en CDD). Une directive de la Direction des affaires financières va être adressée prochainement aux services académiques. Nous serons donc vigilants à ce qu’elle soit rapidement appliquée.


À quand un vrai statut pour les AESH ?

Les discours ministériels se suivent et se ressemblent, présentant la scolarisation
des élèves en situation de handicap comme une priorité.

Sur le terrain, on constate qu’il n’en est rien ! Sinon comment expliquer que les AESH ne disposent toujours pas d’un statut et soient rémunérés par un salaire d’environ 650 euros ? Comment vivre à Paris dans ces conditions ? Les missions d’AESH nécessitent un vrai métier avec un vrai statut de la Fonction publique.

Le SNES et la FSU réclament la création d’un corps d’AESH, avec une rémunération améliorée, à la hauteur de l’enjeu de leurs missions. Leur formation doit être quantitativement et qualitativement suffisante pour leur permettre d’accompagner au mieux des élèves aux profils extrêmement variés, dans tous les aspects de leur vie dans les établissements scolaires. C’est le seul moyen de reconnaître le travail de toutes les personnes qui acceptent de se mettre au service des élèves en situation de handicap. C’est le seul moyen de mettre fin à la pénurie de recrutement que connaît l’académie depuis plusieurs années malgré les efforts entrepris : en effet, le nombre d’AESH augmente mais le nombre de préconisations Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) également.

À Paris, 700 élèves du premier et second degrés en situation de handicap sont privé-e-s d’accompagnement depuis la rentrée et se retrouvent en difficulté.
Il en va de même pour les enseignant-e-s qui en ont la responsabilité. Cette situation dégrade les conditions d’apprentissage de tous les élèves de la classe. Cela dégrade aussi les conditions d’enseignement des enseignant-e-s. Est-ce ainsi que l’on applique la loi de 2005 ?


PASSAGE DU CDD AU CDI

Au terme de six ans d’exercice en tant qu’AESH les agents sont automatiquement convoqués afin de passer un entretien professionnel au cours duquel (comme pour les CUI basculant en AESH) serait utilisée une grille d’évaluation ainsi qu’une prise en compte des fiches bilan de
compétences. Nous vous invitons à en garder une copie


AVS : des avancées certes mais insuffisantes

Suite aux annonces faites par le gouvernement concernant l'avenir des AVS, et la mission d'accompagnement des élèves handicapés dans les établissements scolaires, une circulaire est parue :

Quelques remarques sur cette circulaire:
  • Cette circulaire traite de la situation transitoire (avant mise en place d'un CDI qui nécessite une modification de la loi) des AVS qui on effectué leur 6 année (fin du contrat après le 1er janvier 2013). Ceux qui ont atteint leur 6 ans avant cette date sont exclus du dispositif.
  • La prolongation se fait dans le cadre d'un CDD limité à 10 mois
  • L'employeur est l'Etat (signé par le DASEN agissant par délégation du recteur)
  • Cela concerne tous les AVS
  • Le temps de travail est 1607 heures pour un CDD à temps complet. Pour chaque AVS la quotité dans le contrat ne peut être inférieure à celle du contrat d'AVS qu'il avait avant de signer ce CDD.

 

 




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